19 Nov 2011

Débat télévisé Copé-Lang : à droite, le réel, et à gauche le rêve ?

Category: Leaders (politicards),Partis (politicards)Claude @ 12 h 56 min

Rappelez-vous ce débat télévisé pendant lequel, tout d’un coup, Valery Giscard d’Estaing demande à François Mitterrand, alors Président de la république quel est le cours du Deutsch Mark ? Mitterrand, incapable de répondre, prend la question de haut et accuse son rival de se considérer comme son professeur… Semaine dernière, Jean François Copé reprend plusieurs fois Jack Lang sur le montant que coûterait le recrutement de 12000 enseignants chaque année pendant cinq ans puis fini par lui rappeler que les progressions géométriques sont au programme de 3ème ce qui signifie que son calcul est complètement erroné… Une vingtaine d’années sépare sans doute ces deux anecdotes mais celles-ci sont absolument équivalentes quand à leur signification profonde : d’un côté une gauche qui semble ne pas s’intéresser aux réalités économiques, au point de ne pas connaître un chiffre pourtant essentiel à cette époque et de se fourvoir dans le calcul de dépenses cumulées de recrutements pendant cinq ans… de l’autre une droite qui, faut-il l’avouer tellement cela semble incroyable, semble tout simplement plus imprégnée du réel. Allons plus loin : si ces deux anecdotes sont réellement significatives, c’est à dire étrangère à tout hasard, alors il faut admettre que ce désintérêt de la gauche pour la réalité économique est dramatique, et doit être mis en parallèle avec les trois défaites consécutives de ce parti de rêveurs à l’élection présidentielle ! Il ne reste plus qu’à espérer une quatrième…

2 Réponses à “Débat télévisé Copé-Lang : à droite, le réel, et à gauche le rêve ?”

  1. Victor B a dit:

    L’économie réelle est une économie qui doit s’appliquer à une entreprise et à un état lorsque l’on pense qu’un état se gère comme tel. Personnellement je pense le contraire et je me permet de le signaler car votre article est un point de vue et non une analyse objective. Une entreprise a des objectifs légitimes de rentabilité qui ne peuvent pas aussi simplement que vous le prétendez, résumer ceux d’un état. Un état entre autres choses, a un devoir d’éducation et de culture. Et je ne parle même pas du fait qu’un investissement dans l’éducation se calcule sur du long terme et non pas en deux colonnes à la fin d’une année fiscale. Votre raisonnement est étroit et dangereux. Ceci dit, et cela va peut-être je l’espère vous faire entrevoir le réel problème de l’éducation en France, l’ajout sans condition d’agents publiques dans l’éducation et la culture ne peut pas apporter de solutions viables sans refonte totale de son système (emploi du temps de l’enfant, diversité des matières enseignées, écoute des besoins de l’enfant en fonction de l’évolution de son épanouissement). Sur ce point je suis déçu de ne trouver aucun programme ambitieux répondant à ces vraies questions que cela soit à gauche ou à droite, mais je préfère une gauche qui prône l’ajout d’agents pour rééquilibrer une éducation en péril comme première réponse dans l’urgence, à une droite qui a toujours préféré réfléchir en terme de rentabilité économique, notamment en ce qui concerne l’impact du projet de raccourcissement du temps des grandes vacances sur le tourisme, plutôt qu’au bien que cette réforme apporterait aux enfants, aux familles et ainsi a l’ensemble du peuple dans un court, moyen et long terme.

    • claude a dit:

      Cet article est on ne peut plus factuel puisqu’il relate deux faits réels qui se ressemblent d’ailleurs, et qui émanent de leaders du même parti à des dizaines d’années d’intervalle. Là où il peut y avoir interprétation, c’est sur la signification de telles lacunes et j’avance une interprétation qui me semble d’ailleurs assez probable, disons peu conjecturelle ! Ceci dit, dans votre post, je ne vois pas trop le rapport entre l’éconmie réelle et celle d’un Etat, il ne peut d’ailleurs y avoir de différence puisque la monnaie est commune, les sources de financement appartenant dans chaque cas à l’économie réelle, etc… On ne peut justifier l’inculture voire le mépris économique des leaders de la gauche par de beaux sentiments étatiques : quelque soit l’étiquette politique, l’Etat a des missions à remplir, hélas ce n’est pas en méconnaissant l’économie réelle que l’Etat pourra y parvenir, à mon humble avis…

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